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Synthè se
du colloque
Reine-Marie Halbout
On
dit parfois de la SF Coach, sur le mode
de la critique ou du compliment, qu ’elle
est une société savante. Je crois
surtout qu’elle est une société vivante
et ce colloque en est la preuve !
Ces deux journ ées
nous ont permis de réfléchir en
profondeur, d’accepter de faire un pas
de côté par rapport à nos pratiques
habituelles. Nous avons pris le temps de
laisser nos pensées cheminer, y compris
face aux réflexions
exigeantes de nos intervenants.
L ’histoire
de ce colloque, qui a commencé il y a
plus d’une année, contient une grande
partie des constats et promesses évoqués
durant ces deux jours.
La
richesse de la r éflexion
partagée, croisée,
au sein de l’équipe organisatrice, nous
a permis de retenir ce thème, « Devenir
du travail, devenir du coaching », et de
choisir les intervenants. Nos débats ont
été riches, animés, conflictuels
parfois, mais ils ont toujours eu lieu
dans un climat d’amitié, de respect, où
l’humour
a eu une large place.
La n écessité
de l’ouverture
nous a conduits à faire de la place pour
des voix différentes et à tenter
d’ouvrir de nouvelles voies. C’était
l’un de nos objectifs : ne pas rester
sur des constats de souffrances
partagées au travail, de transformations
identitaires et organisationnelles, de
mutations profondes du rapport au
travail, de complexité
juridique toujours plus grande.
En
creusant les questions de l ’autorité,
du travail dans le monde, du chômage, de
la discrimination, de la place du
coaching dans les entreprises
aujourd’hui et demain, en écoutant des
histoires de jeunes, de seniors, de
femmes, nous nous sommes mis en
mouvement vers des propositions
concrètes, des pistes d’actions allant
au-delà
du seul diagnostic.
L ’obligation
de travailler ensemble
s’est imposée très vite à nous, nous
amenant à faire de la place aux
contributions individuelles tout en nous
inscrivant dans une dynamique
collective, dans un réseau de pairs nous
apportant à
la fois retour et reconnaissance.
Pour tout cela, merci
à Catherine
Blondel, Annie Cottet, Irène Pfeffer,
Jean-Yves Arrivé et Pascal Domont, qui
ont constitué l’équipe socle de ce
projet, avec Jeanne Richaud. Merci aussi
à Anne Bastard, Catherine Cornu, Emilie
Devienne, Marie-Aurore Moulin, Valérie
Pascal, René Baud et Patrick Monxion,
qui ont tous apporté leur contribution,
dans cet esprit de bénévolat auquel
notre société est très attachée. Merci
encore à toutes celles et ceux, membres
de la SF Coach, qui ont accepté de
présider un atelier, c’est-à-dire de le
préparer en amont et de l’animer, avec
des intervenants de grande qualité.
Je
tiens aussi
à remercier
Pascale Reinhardt, notre présidente,
pour la confiance et la liberté qu’elle
nous a accordées tout au long de l’élaboration
de ce colloque.
Nous pouvons retenir quelques-unes des
id ées
fortes de ce colloque :
– La transformation
du rapport au travail
Le rapport au travail
a changé, certes, mais ce dernier reste,
ô combien, un objet difficile à saisir,
avec ses enjeux multiples
– identitaires, sociaux et
politiques – ; il demeure un objet du dé sir
dans le meilleur des cas, au pire un
objet de la jouissance.
– Les changements
profonds que connaît la société
aujourd’hui
Le risque est majeur
de faire porter par l’individu ce qui
était, il y a peu, porté par les
collectifs. À travers les questions de
la mondialisation, du développement d’un
chômage structurel, notamment chez les
jeunes et les seniors, la précarisation
du travail, celui des femmes en
particulier, la judiciarisation des
relations entre les acteurs des
organisations et les souffrances qui s’y
révèlent, nous pourrions être pris d’ un
certain pessimisme.
En
m ême
temps, si l’homme est le problème,
l’homme est aussi la solution. Pour
nous, coachs, le développement du
coaching et la maturité qu’acquiert
cette profession émergente
il y a encore peu constituent une bonne
nouvelle.
Nos champs d ’intervention
sont, pour paraphraser les poètes, des
« champs magnétiques », des champs
complexes. Pour y entrer, il est
essentiel pour nous d’être reliés à la
fois :
-
au
passé, à travers l’histoire des
grandes pratiques de
l’accompagnement dont le coaching
est issu, cela ne fait plus débat ;
-
au
présent des sciences humaines et
sociales, et nous avons pu apprécier
ici les apports de nos intervenants
dans ces domaines, comme nous les
avions appréciés en 2005, lors de
notre premier colloque ;
-
au futur
de la coconstruction avec ces
disciplines, ainsi qu’avec l’apport
des arts, des sciences et de la
culture.
Le
merveilleux documentaire d’Anne
Bastard nous a sensibilisés aux enjeux
du monde de demain, à travers des
paroles d’enfants. Comme une petite
fille l’affirme, « il n’est jamais trop
tard ». Voilà qui nous encourage à
continuer à travailler ensemble et avec
d’autres, en prenant le temps de nous
poser de vraies questions. Ne cédons pas
au cynisme ambiant et restons confiants
dans la capacité des hommes (et des
femmes) à trouver de nouvelles
solutions, créatives et innovantes, pour
le monde de demain. |
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Retour des questionnaires de
satisfaction
Présentation du colloque
Quelques
chiffres tout d’abord : le colloque
Devenir du travail, devenir du coaching,
a mobilisé plus de 220 personnes, dont :
- 136
participants
- 41
intervenants extérieurs à la SF
Coach
- 12
présidents de séance, membres de la
SF Coach
- 22
invités (journalistes, présidents
d’autres associations de coaching et
autres,
représentations de nos partenaires)
- Une
équipe organisatrice d’une douzaine
de personnes
Parmi les
participants, il y avait des coachs (en
cours de formation ou confirmés), dont
un nombre important de membres de la SF
Coach mais aussi des consultants en
ressources humaines et des personnes
issues du monde de l’entreprise.
Grâce au
colloque, la SF Coach a fait parler
d’elle, avec une très bonne couverture
médiatique. Avant et après l’évènement,
des articles ont été publiés dans
La
Tribune,
Les Echos, Courrier Cadres, Liaisons
Sociales, Entreprises et Carrières
et bien d’autres médias. Plusieurs
journalistes étaient présents à Cœur
Défense et tous ont manifesté leur
intérêt pour le travail de recherche, de
communication et de professionnalisation
de notre association.
Des
partenariats se sont créés, avec le
journal La Tribune et Sciences
Po avant et pendant la manifestation
et l’ANDRH Ile de France nous a apporté
son appui à l’occasion du colloque. Ces
relations se poursuivront dans une
dynamique de recherche et de
développement.
Des
animations spécifiques ont ponctué
l’évènement : présence du libraire
Thierry Garnier, dont l’étal avait été
achalandé au plus près des thèmes du
colloque, espace signatures avec les
auteurs présents (et ils étaient
nombreux), et pour finir, la
présentation du documentaire de notre
collègue Anne Bastard : Jamais trop
tard, une œuvre sensible qui a
touché le public et nous a fait partager
les préoccupations de celles et ceux qui
seront au travail demain.
Séances
plénières, conférences et ateliers se
sont succédés. L’après-midi du premier
jour et la matinée et l’après-midi du
second jour, 4 ateliers se déroulaient
simultanément. La richesse et la
diversité des thèmes traités ont amené
de nombreux participants à regretter de
ne pas posséder le don d’ubiquité ! |
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Synthèse des questionnaires de
satisfaction
Le
thème et les intervenants
Les réponses
mettent en avant l’intérêt du thème, que
la grande majorité des participants a
trouvé très en lien avec ses
préoccupations.
La diversité
des intervenants, les points de vue à la
fois différents et croisés ont été aussi
particulièrement appréciés. Les notions
d’ouverture, de diversité, de pertinence
des thèmes par rapport à l’actualité
reviennent à de nombreuses reprises dans
les réponses données aux questionnaires.
« Le pas de
côté » suscité par le thème du colloque
a permis à de nombreux participants
d’être stimulés dans leurs réflexions.
Le fait de se décentrer par rapport au
coaching, en le contextualisant dans une
réflexion plus large, autour de
questions sociétales semble avoir ouvert
de nombreuses perspectives aux personnes
présentes.
La qualité
des intervenants a été aussi relevée.
Les regards croisés de philosophes,
sociologues, psychanalystes, juristes,
DRH, chercheurs, syndicalistes,
responsables d’associations et coachs,
partageant leur point de vue dans une
même séance plénière ou un même atelier
ont représenté un apport favorisant
apports de connaissances, réflexion et
mise en travail pour les participants.
Dans
l’ensemble, le thème et les intervenants
ont permis aux participants d’effectuer
une prise de recul et une mise en
perspective du coaching dans un contexte
de transformation profonde du rapport au
travail.
Ceux qui
avaient participé au colloque de 2005,
Le coaching, phénomène de société,
ont apprécié la continuité des deux
manifestations en termes d’exigence et
de qualité.
Les Actes du
colloque 2010 sont attendus avec
impatience par les participants. Leur
sortie est prévue courant juillet.
L’organisation
En amont, la
qualité du site Internet du colloque a
été relevée par de nombreuses personnes.
L’organisation sur place a été
unanimement appréciée pour son
efficacité tout au long des deux
journées du colloque.
Le programme
s’est déroulé de façon fluide, ponctué
par les moments en commun, dans le grand
amphi, et les séquences en plus petits
groupes, lors des ateliers.
L’information donnée au fur et à mesure,
a permis à chacun de suivre les
différents évènements et de faire des
choix d’inscriptions aux différents
ateliers.
De nombreux
remerciements aussi pour la gentillesse
et la disponibilité, sur place, des
personnes en charge de l’accueil.
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Axes
de développement :
Le fait que
les thèmes liés aux problématiques des
PMI/PME aient été peu traités lors des
différents ateliers ou séances
plénières.
Certains ont
trouvé que les professionnels de
l’entreprise (DRH, responsables de
formation, dirigeants) n’étaient pas
assez représentés parmi les intervenants
et le public.
Cœur
Défense, le lieu choisi pour le
colloque, a été apprécié pour sa
fonctionnalité et ses espaces ouverts
permettant les rencontres pendant les
pauses. En même temps, certains
participants le trouvent « froid » et
situé dans un cadre, La Défense, peu
propice à la convivialité.
De même,
certains participants auraient souhaité
pouvoir déjeuner sur place afin de
prolonger les échanges avec les
collègues rencontrés pendant le
colloque.
L’équipe en
charge de l’organisation du prochain
colloque, qui se mobilisera un an avant
l’évènement, aura à cœur de prendre en
compte ces remarques.
Merci à tous
ceux qui ont accepté de répondre à cette
enquête. |
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